Les Gibbons et orang-outans

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Les singes anthropoïdes sont les spécimens les plus grands de leur espèce. Ils n’ont pas de queue, mais leurs bras sont assez longs et musclés pour soutenir le poids de leur corps. On compte parmi eux les gorilles, les chimpanzés, les orang-outans et les gibbons. Les deux derniers, qui sont les moins connus, présentent des caractéristiques fascinantes.

A la découverte des gibbons

Les gibbons vivent dans les arbres. Ils se suspendent aux branches et se balancent comme d’habiles trapézistes. Mais, quand ils sont par terre, ils lèvent les bras très haut au-dessus de leur tête, dans une position bizarre, et trottent sur leurs « jambes ». Même dans les arbres aux branches horizontales, ils les gardent ainsi, peut-être pour assurer leur équilibre ou bien tout simplement parce que leurs longs bras les gênent moins dans cette position.

En fait, les gibbons sont, de tous les singes, ceux qui adoptent le plus souvent la position verticale. De nos jours, on ne trouve plus de gibbons qu’en Orient, de l’est de l’Himalaya à Bornéo et Java.

Mâles et femelles sont de colorations très différentes. Parfois, on trouve dans la même région deux types de couleurs. Les gibbons changent généralement de teinte en vieillissant. Le plus grand de tous les gibbons vit sur l’ile de Sumatra. C’est le siamang, à la fourrure d’un noir de jais, longue, épaisse, ébouriffée. Il n’a pas de poils sur le mufle, exception faite de quelques touffes là où poussent la moustache et la barbe de l’homme. Il a les bras très longs et poilus. Mâle et femelle ont sous le menton une excroissance en forme de sac qu’ils remplissent d’air et qui se vide lorsqu’ils poussent leurs hurlements inouïs.

Les gibbons sont très attentifs à tout ce qui se passe autour d’eux. Ils ont une vue et une ouïe excellente; lorsqu’ils le désirent, ils savent disparaître comme par magie. Ils vivent en groupes et se préoccupent de leur bien-être réciproque.

Ces singes se nourrissent de noisettes vertes, de fruits, de certaines fleurs, feuilles et jeunes pousses. Ils consomment beaucoup de termites, de fourmis et d’autres insectes, ainsi que des escargots, des grenouilles et des œufs.

Pour étancher leur soif, les gibbons ne boivent pas directement l’eau de la rivière, comme le font beaucoup d’animaux ; ils y trempent le dos de leurs mains, puis ils en lèchent la fourrure. Ils lèchent aussi la rosée ou l’eau qui se dépose sur les feuilles et sur leur propre corps. S’ils tombaient dans une mare ou une rivière, ils se noieraient car ils ne savent pas nager.

A la découverte des orang-outans

L’orang-outan fut ainsi nommé par les Hollandais qui se servirent de deux vocables malais : orang, qui signifie homme, et ootan, sauvage. Il vit dans certaines régions isolées et séparées au milieu de la ceinture de marécages et de forêts qui longe la côte ouest de Bornéo.

On le rencontre aussi dans la forêt d’Ackin, à la pointe sud de Sumatra. Sa race bénéficie heureusement d’une certaine protection, mais ce n’est pas suffisant pour parer au risque qu’il ne disparaisse un jour.

Le corps de l’orang-outan est recouvert de longs poils rougeâtres, assez clairsemés. Il a le torse long, la poitrine très large, une tête énorme. Ses avant-bras sont très longs, ses jambes courtes et faibles. Par contre, il a des orteils interminables qui ressemblent à des doigts; le gros orteil joue le rôle de pouce. Les doigts de ses mains sont aussi très longs, mais là, le pouce est petit et recourbé.

Autour du crâne naissent de gigantesques muscles qui longent les mâchoires, le cou et descendent jusqu’aux épaules. Outre ce fait les mâchoires elles-mêmes sont plus larges devant que derrière, c’est ce qui permet à l’animal de broyer ou d’agripper les objets les plus massifs.

Les orang-outans sont très gros et très lourds. Les grands mâles peuvent peser jusqu’à 1oo kilos.

De tous les animaux qui vivent dans les arbres, ce sont les plus pesants. Aussi ne peuvent-ils s’accrocher qu’aux branches du milieu, les plus solides. Ils progressent très prudemment, en prenant soin de s’assurer de la solidité de leur support. Sur le sol, les orang-outans ont une allure très gauche, due aux faibles dimensions de leurs « jambes », mais ils peuvent se déplacer très vite en cas de besoin.

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