Le yack : un animal polyvalent

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A travers les siècles, l’homme a trouvé quantité d’animaux capable de lui rendre service. Certains le nourrisent et l’habillent ; d’autres lui servent de moyens de transport; d’autres encore travaillent pour lui.

Dans certaines régions d’Asie, le yack ou Bos grunniens (ainsi nommé à cause de son grognement particulier) fait office de valet toutes mains. Non content de nourrir l’homme, de le vêtir et de l’abriter, il lui sert de bête de somme.

De nombreuses qualités

Le yack, courageux bovin, est en quelque sorte un symbole des plateaux montagneux du Tibet. Il va partout où vont les nomades, qu’on le monte comme un cheval ou qu’on le charge de paquets comme un mulet.

Il peut supporter des températures qui viendraient rapidement à bout du cheval ou du mulet. Il a le pas sûr et trébuche rarement sur les pistes abruptes et glissantes qui traversent les montagnes gelées. C’est un animal patient. Une chute, un fardeau trop lourd, loin de l’inciter à la révolte, ne lui arrachent qu’un grognement.

Avec sa peau, les nomades tibétains font des vêtements et des tentes. Son lait, peu abondant mais très riche, leur fournit du beurre qui est un élément important de leur alimentation.

Dans les régions moins élevées, les fermiers tibétains attellent le yack à leurs charrues grossières et lui font préparer la terre pour les semailles. Le yack domestique peut vivre agréablement à des altitudes moindres que ses cousins sauvages. On pense qu’il est le résultat du croisement de yacks sauvages avec le bétail asiatique domestiqué.

Le yack sauvage hante les régions les plus froides et les plus désolées du monde : pendant l’hiver, des altitudes de 4500à 5 000 mètres. L’été, il monte encore plus haut : jusqu’à 6 000 mètres.

Les caractéristiques physiques du Yack

Le yack a une fourrure épaisse et chaude. Ses longs poils lisses d’un brun noirâtre forment comme une grosse couverture à franges qui pend autour de ses jambes. Parfois, ses yeux et ses oreilles sont protégés par des touffes de poils.

Un gros yack mâle peut peser jusqu’à six cents kilos et mesurer 1,80 m de hauteur à l’épaule. Cette énorme masse est soutenue par des pattes courtes et larges, des sabots arrondis.

La tête s’orne d’une paire de cornes, lisses et longues, qui s’incurvent vers le haut, vers l’extérieur, puis reviennent en avant. Les oreilles sont petites, le mufle aussi d’ailleurs par comparaison avec le reste du corps.

Le yack sauvage a une queue épaisse, à longs poils, très appréciée dans les pays orientaux. Teinte en rouge, elle décore les coiffes de certains Chinois. En Inde, les habitants la montent en chasse-mouches sur une poignée d’argent.

Les yacks sont cousins du bison américain.

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