L’okapi

Il y a quelques dizaines d’années, l’okapi n’était connu que par ouï-dire. Les pygmées des forêts africaines avaient parlé à des explorateurs européens d’un animal bizarre « qui ressemblait à un mulet ». Puis, il y a environ cinquante ans, on put se procurer grâce à eux le crâne et la peau d’un okapi. Sur ces seules bases, les savants apprirent beaucoup de choses. Ils découvrirent que l’okapi ressemble à la girafe et qu’il est, en fait, beaucoup plus voisin de cet animal à long cou que de n’importe quel autre mammifère vivant actuellement.

La girafe et l’okapi ont apparemment des ancêtres communs, qui vécurent il y a quelque trente millions d’années. Mais, au cours des siècles, la girafe changea son mode de vie. Elle quitta les forêts pour les plaines, où elle prit l’habitude de manger les feuilles tendres qui poussent très haut sur les arbres. Au fil des générations, ses pattes s’allongèrent et son cou se haussa si démesurément qu’elle finit par pouvoir atteindre le sommet d’arbres très élevés.

Pendant ce temps, l’okapi restait dans son milieu original et demeurait identique à lui-même. Il a approximativement la taille d’un cheval. Son pelage d’un brun pourpré est décoré de stries sur les pattes, les cuisses et l’arrière-train. La teinte de son muffle va du blanc au châtain clair. Son cou, s’il est loin de rivaliser avec celui de la girafe, a quand même
des dimensions respectables. L’okapi a aussi une langue très longue, si longue qu’il peut se lécher les oreilles. Comme la girafe, il la lance en avant et l’enroule autour des feuilles qu’il arrache.

Rares sont les okapis qui ont succombé aux balles des chasseurs, plus rares encore ceux qui ont été pris vivants, mais il y en quelques-uns dans les zoos.

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